Fortune de mer – Jean-Luc Coatalem 

Bonjour my readers, 

Aujourd’hui je vous présente un nouveau livre : Fortune de Mer écrit par Jean-Luc Coatalem. 

J’ai eu un véritable coup de cœur livresque. L’écriture de Jean-Luc Coatalem m’a littéralement emportée dans ses flots. C’est avec grand plaisir que je vous dévoile ma critique littéraire.

Fortune de mer

Titre du livre : Fortune de mer

Auteur : Jean-Luc Coatalem

Nombre de pages : 138

Editions :  Le Livre de Poche

Prix: 6,60 €

Note: 5 / 5       [Coup de cœur]

 

 

Cet article se substituera en plusieurs axes : résumé, critique (+ / -), citation.

Résumé :

En Bretagne, il faut se méfier des apparences autant que de la météo. Ainsi, quand dans le petit avion à destination d’Ouessant embarquent deux druides, un spécialiste des abeilles et une journaliste espagnole couronnée par un donut de cheveux, tout peut arriver… Sur place, ils retrouveront une clique d’ornithologues japonais, le sieur Pommereau, qui joue au détective privé, et Vassili, le chanteur à succès venu se mettre au vert après une affaire de mœurs. Dans ce mouchoir de poche qu’est Ouessant, les histoires de chacun s’entrecroisent, et les désirs s’affolent. De surcroît, quand la tempête s’annonce, il faut faire face aux légendes. Et au délire de quelques-uns que le grand large a déjà bien secoués…

Critique : 

Un retour aux racines pour notre écrivain Breton qui nous plonge in media res en plein envol direction Ouessant. Cette dernière est une île, la plus à l’ouest de la France.

A bord de ce fameux périple en avion nous retrouvons plusieurs personnages. Le narrateur, Robin Lescop, un spécialiste des abeilles noires. Puis deux druides venus célébrer un mariage celte. Et pour finir, Lucia Parma, une journaliste espagnole.

L’écrivain a construit son livre d’une façon singulière. En effet, il a choisi un découpage en trois sections. Chacune correspondante à un jour de la semaine (samedi, dimanche et lundi). J’ai beaucoup aimé cette construction car elle est assez atypique et elle est en adéquation avec le déroulement de l’histoire. Trois jours, trois tempos différents.

Cet écrivain voyageur nous transporte avec frénésie dans son univers et plus précisément dans son voyage à Ouessant. Ainsi, nous devenons à notre tour, lecteur voyageur. Cet exploit est opérable grâce aux descriptions minutieuses de l’île. Jean-Luc Coatalem a réussi à trouver le juste milieu sans devenir un « Perec » qui succèdent les descriptions dans son livre La vie mode d’emploi.

Pour ma part, Ouessant, devient un personnage à part entière et emblématique de ce livre. Comme chaque individu, la mer a ses humeurs. Elle peut passer du calme à la folie et laisser derrière elle des ravages. Cette approche m’a beaucoup plu puisque nous ressentons les états d’âme d’un être inanimé. Les protagonistes sont confrontés à une Nature Supérieure, une Mer ensorceleuse qui fera perdre la tête à plusieurs personnages.

J’ai beaucoup aimé l’approche de l’écrivain qui a su avec habilité mêler plusieurs genres. Nous commençons l’oeuvre par une romance. En effet, Lucia Parma fait chavirer le coeur de Robin Lescop. Par la suite des légendes vont se rattacher à l’histoire. Pour finir, ce livre devient un mini polar. Lucia Parme est au centre de l’intrigue. Cett dernière va disparaître et va alors se mettre en place une réflexion autour des personnages : où est cette journaliste espagnole ?

Mais l’écrivain ne s’arrête pas là puisqu’il décide d’exposer  plusieurs points de vues. Le narrateur, Lescop disparaît lui aussi laissant la place à un narrateur omniscient. C’est alors que Vassili et l’assistant-druide,…. s’emparent des commandes du livre pour nous inviter dans leurs mondes et dans leurs réflexions.

Trouver un point négatif à cette oeuvre a été difficile. Cependant, je regrette que l’oeuvre s’achève si vite. J’avais tellement envie de continuer ce périple et de m’évader encore quelques heures dans Ouessant.

Citation : 

Fortune de Mer ressemble à un conte où se mêlent des légendes. Notamment, les tentacules d’un poulpe qui nous emmènent au fond de l’océan.

Il ne fallait pas se débattre, non, accompagner au contraire le flux des choses pour m’en sortir au mieux, comme dans ce conte chinois où un paysan tombé dans un torrent impétueux se laisse emporter sans réagir, estimant la lutte inutile puisqu’il nage si mal, pour ressortir plus loin, après les remous, recraché par l’onde sur une anse de sable, et finir par en réchapper, sain et sauf sans une égratignure.

XOXO my readers !

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