À la table des hommes – Sylvie Germain 

Bonjour my readers,

Aujourd’hui je reviens sur un livre, A la table des hommes. J’en avais déjà parlé dans un article précédent :  « A paraître ».  Dans celui-ci on retrouvait mon top 5 de mes envies littéraires à paraître. J’avais mis en premier  cet oeuvre de Sylvie Germain.

A la table des hommes

Titre du livre : A la table des hommes

Auteur : Sylvie Germain

Nombre de pages : 250 pages

Editions : Le Livre de Poche

Prix : 7,10 €

Note : 2 / 5 

 

 

Cet article se substituera en plusieurs axes : résumé, critique (+ / – ) et citation. 

Résumé :

Son obscure naissance au coeur d’une forêt en pleine guerre civile a fait de lui un enfant sauvage qui ne connait rien des conduites humaines. S’il découvre peu à peu leur complexité, à commencer par celle du langage, il garde toujours en lui un lien intime et pénétrant avec la nature et l’espèce animale, dont une corneille qui l’accompagne depuis l’origine.

Hanté par la violence prédatrice des hommes, illuminé par la présence bienveillante d’un être qui échappe à toute assignation, et de ce fait à toute soumission, A la table des hommes tient autant du fabuleux que du réalisme le plus contemporain.

CRITIQUE :

Nous sommes directement emportées par les flemmes de  » l’Enfer «  qui détruisent tout sur leurs passages. L’histoire se déroule en pleine guerre civile d’où les nombreuses descriptions apocalyptiques.

Je dois avouer que les premières pages ne m’ont pas directement accrochées. Je ne comprenais pas tous les éléments qui nous étaient dévoilés. Ainsi, j’ai été déçue par le début qui ne suscitait qu’en moi, l’envie de décrocher. Cependant, j’étais intriguée et j’avais envie de découvrir l’histoire de ce fameux enfant qualifié de sauvage.

Continuant ma lecture, j’ai été agréablement surprise de constater que ce livre me plaisait. En effet, j’ai trouvé cette oeuvre originale. Nous suivons l’histoire d’un animal, plus précisément celle d’un cochon. On découvre son périple en suivant ses quatre petites pattes qui gambadent dans la forêt, ravagée par les assauts. J’ai pris conscience que l’on pouvait s’attacher aussi bien à un personnage animal qu’humain.

Le fabuleux fait son apparition lorsque le cochon devient homme. J’ai beaucoup aimé cette partie du livre. On y découvre un enfant sauvage qui ne connait rien aux conduites humaines. Il ne sait pas manger avec des couverts; il préfère mettre son « museau » ou plutôt son visage dans l’assiette. Il ne supporte pas les vêtements,… L’enfant sauvage, surnommé Babel, n’a aucune éducation. Je pensais alors découvrir un roman sur l’éducation de Babel, un animal apprenant à devenir un Homme. Mais le résultat était tout autre. Forcément, vous devinez m’a déception fût grande. Tous les passages sur l’éducation étaient brefs ne laissant la place qu’à un enchaînement de descriptions.

Cependant j’ai aimé l’approche de Sylvie Germain. Elle est rentrée dans son sujet et ne cesse de faire des parallèles entre l’Homme et l’Animal. Ce lien si proche mais si éloigné. Il n’y a qu’un pas entre ces deux frontières. L’auteur nous dévoile avec ingéniosité que durant la guerre civile l’Homme devient une véritable bête sauvage.

L’oeuvre m’a aussi déçue pour les personnages. J’ai réussi à m’attacher à Babel et son acolyte la corneille. Cependant les autres personnages, me semblent rien apporter à l’histoire. Pour apprécier pleinement un livre j’aime retrouver l' »effet miroir ». C’est-à-dire l’identification. Ici, je n’ai pas réussi à m’identifier, à me reconnaître à travers les protagonistes.

Je pensais retrouver un livre qui exploitait le sujet de l’enfant-animal comme le célèbre cinéaste l’avait proposé dans son film : l’Enfant sauvage. Mais malheureusement ma déception fût grande car je m’attendais à une tout autre histoire.

Citation :

Cette citation montre avec habileté la situation du personnage hybride : le cochon devenu homme.

Elle n’a pas le temps d’apporter des couverts que, sitôt l’assiette posée devant lui, le famélique plonge dedans son visage et avale à grande goulées la pâture. Ghirzal et Shav restent un instant stupéfaits par ce comportement; même un affamé n’engloutit pas de la sorte, il se sert au moins de ses doigts pour porter la nourriture à sa bouche […] Ghirzal lui cale une cuiller en bois dans la main pour vérifier quel emploi il va en faire. Il examine l’objet sans comprendre, le renifle, passe sa langue dessus pour en épouver la consistance, le goût, et, ne lui trouvant aucun intérêt, il le lâche.

Mes readers, je sais que je suis moins présente sur le blog en ce moment. J’essaie de faire au mieux étant en vacances. Je me rattraperai, promis.

XOXO my readers ! 

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